Nos challenges suivent un déroulé empruntant à la fois aux méthodes en créativité ainsi qu’aux méthodes pédagogiques dites actionnelles (Learning by doing).

Le déroulé suit ainsi quatre phases reprenant les étapes principales de la méthode Creative Problem Solving (développée par Alex Osborn et Sid Parnes2) :
  1. Une phase immersive qui s’appuie sur le couplage d’une scénographie thématique avec un parcours expérientiel sollicitant le questionnement des participants.
  2. Une phase de divergence et convergence visant à générer des idées créatives et converger vers un concept innovant.
  3. Une phase de prototypage s’appuyant sur une alternance de travaux en mode projet (par équipe) et d’ateliers animés par des experts pour les aider à matérialiser leur concept.
  4. Une phase de présentation des productions qui permet d’obtenir des retours et de mettre en perspective les concepts avec les porteurs de défis.

Hackathon, la méthode CPS

Sur le plan pédagogique, l’approche se révèle d’autant plus pertinente dans le cadre de nos challenges qu’elle s’inscrit naturellement dans le procédé d’immersion décrit précédemment. Les participants sont ainsi invités à mobiliser leurs savoirs autant que possible en situation réelle ou simulée.

Ces challenges créatifs et pluridisciplinaires n’ont pas pour objectif d’apprendre aux participants la méthode proposée et chaque équipe comme les animateurs doivent être encouragés à la dépasser si besoin. Ce point est important pour la réussite d’un processus créatif, de la même façon qu’il serait regrettable de contraindre le raisonnement d’un joueur d’échecs : une fois les règles du jeu édictées, la façon de les intégrer dans son action de « jeu » appartient aux seuls participants qui s’en saisissent.

2- Pour plus d’informations sur la méthode CPS utilisée à l’Université Grenoble-Alpes, vous pouvez consulter le carnet « Pour une pédagogie créative à l’Université », M. Ferraton, C. Bout de l’An, B. Poyard, 2019. Collection Promising.